Daphné Rousseau lauréate du prix santé & citoyenneté 2010 pour son projet « Micro-finance contre macro fléau »
En décembre 2010, le prix santé et citoyenneté a été décerné à Daphné Rousseau pour son projet de reportage intitulé « Micro-finance contre macro fléau ».
Ainsi, en février 2011, grâce à la bourse de réalisation décernée par le jury du prix, Daphné Rousseau a pu partir au Burkina Faso où chaque hiver pendant la saison des pluies, le paludisme, grand fléau des champs de coton, frappe les villageois. Daphné est allée à la rencontre d’un collectif de cultivateurs qui a décidé d'agir, en créant une caisse commune sous forme de micro-mutuelle de santé pour soutenir des cultivateurs et leur famille victimes du paludisme.
Agée de 22 ans, Daphné Rousseau sera diplômée cette année du master de journalisme du Celsa. Première lauréate du prix santé & citoyenneté lancé en 2010, découvrez le reportage de Daphné sur www.microfinancecontremacrofleau.com.
Les membres du jury remercient tous les étudiants qui ont participé à cette première édition du prix santé & citoyenneté. Des félicitations particulières sont adressées aux deux autres équipes finalistes pour la qualité et l'originalité de leurs projets : Sophie Dupuy, Julien Jeffredo, François Sauvestre (étudiants à l'Institut Pratique de Journalisme de Paris) et Basile Crespin, Romain Lafitte (étudiants à l'Ecole de Journalisme de Toulouse).
Le thème 2010 du prix santé & citoyenneté était « La solidarité pour faire reculer le paludisme : utopie ou réalité ? ».
Questions à Daphné Rousseau, lauréate du prix 2010
Pourquoi avez-vous souhaité participer au prix santé et citoyenneté ?
C’était une occasion unique de réaliser un sujet de fond, au long cours et qui plus est à l’étranger. J’avais, jusqu’à présent, toujours considéré les sujets « santé » comme techniques et inaccessibles. Mais en préparant mon dossier de candidature, j’ai été enthousiasmée par l’idée de plonger dans la vie de ce village du Burkina, de comprendre à l’échelle de l’humain les enjeux d’un sujet plus global, celui du paludisme. La dimension multimédia a aussi été décisive. C’est une manière de plus en plus répandue et riche de faire notre métier. L’immersion a été un moment unique. Je me pinçais tous les matins, pour me rappeler que je ne rêvais pas et que j’étais bien en train de faire ce journalisme qui nous fait tous rêver à l’école : prendre le temps de découvrir, analyser et traduire les petites histoires qui font la grande.
Si vous aviez des conseils à formuler aux futurs candidats, quels seraient-ils ?
- Croire en son sujet : je voulais avant tout défendre l’idée selon laquelle le paludisme peut reculer si les populations refusent l’assistanat et s’impliquent elles-mêmes dans le processus de prévention et de soin. Cette idée m’a permis de « tenir » mon sujet du début à la fin sans m’éparpiller.
- S’entourer : je suis partie seule et je l'ai souvent regretté, tant pour des raisons techniques que pour la frustration sur le terrain, de ne pas pouvoir échanger sur ce que je vivais.
Lauréate 2010

Un projet de reportage multimédia sur le thème du paludisme.
Pour voir le reportage « Micro-finance contre macro fléau »
Lire le communiqué de presse
(249 Kb)
thème 2010

" La solidarité pour faire reculer le paludisme : utopie ou réalité "
JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME – 25 AVRIL

Pour écouter le reportage de Daphné Rousseau réalisé pour l’émission Carnets du Monde d’Europe 1 le 24 avril 2011, veille de la journée mondiale de lutte contre le paludisme.
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